OM-TROYES (2-1): ET DE DEUX !

OM-TROYES (2-1): ET DE DEUX !
L'OM a remporté dimanche sa deuxième victoire en championnat de la semaine, et surtout sa première à domicile de la saison, grâce à des buts de Ribéry et Lamouchi.

Septembre réussit mieux qu'août aux Olympiens. Deux matches en une semaine, deux victoires de rang. Et voilà l'OM qui remonte, qui remonte. Doucement mais sûrement. La 20e place est maintenant loin. Au contraire de la première moitié de classement qui n'est plus distante que de deux points. Les Phocéens ne devraient plus trop tarder à y figurer s'ils rééditent régulièrement des premières périodes comme celles qu'ils ont accomplie contre Troyes.
Leur entame aurait même pu avoir le label de la perfection, si le but de Christian Gimenez inscrit dès la première minute n'avait été invalidé pour hors-jeu. La frustration appartient au passé à la 22e minute quand Ribéry hérita d'un coup-franc puissant de Taiwo ralenti par le mur et prolongé par Niang. Le milieu de terrain eut alors les bons gestes et le sang froid pour effacer le portier et marquer.
Le but accrédita la domination sans partage de l'OM. Mieux, il l'encouragea à poursuivre dans cette voie. L'équipe phocéenne montra dès lors un visage rayonnant. Avec du mouvement, des enchaînements, et même une « papinade » de Lamouchi ! On jouait la 35e minute et Taiwo adressa une de ses transversales longues et précises dont il a le secret. Qui était à la réception ? Gimenez ? Niang ? Non ! Lamouchi. Et à position d'attaquant, geste d'attaquant : une splendide reprise de volée du droit qui alla se ficher dans la lucarne de Le Crom. Un chef d'½uvre d'équilibre et de précision. Le break était fait.
Malheureusement, à l'image du mauvais temps qui allait bientôt venir gâter le terrain et les conditions de jeu, la suite de la rencontre fut moins ensoleillée pour les Marseillais. Même s'ils débutèrent avec moins de punch la deuxième mi-temps (leur seul tort), ils subirent surtout l'imprévisible retour dans le match de Troyes, à la faveur d'un penalty litigieux. Un peu comme Ferreira contre Ajaccio, la faute de Taiwo ne sautait qu'aux yeux de l'arbitre. Ce qui suffisait malheureusement au bonheur troyen, et à celui de Grax qui transformait (55e).
De cette réduction du score naquît une certaine fébrilité dans les rangs olympiens. On sentit les Phocéens mal à l'aise face à la fougue naissante chez leurs adversaires. Cette crainte, un peu trop affichée, de l'égalisation s'est évanouie dans le dernier quart d'heure quand ils reprirent leur destin en main. La rentrée de Samir Nasri (comme jeudi dernier en Belgique) contribuait grandement à cette dynamique. Et si l'OM n'inscrivait pas un troisième but, malgré deux belles situations pour Gimenez et Nasri, il vivait avec beaucoup plus de sérénité les derniers instants jusqu'au coup de sifflet final.

les réaction:
Jean Fernandez:
«On a fait une très bonne première mi-temps, on a fait une bonne entrée dans le match. On s'est procuré beaucoup d'occasions et on en a marqué deux. On a fait le plus difficile avant la pause. En seconde période, on a géré le résultat en essayant de mettre le troisième but. Malheureusement, il y a une décision catastrophique de l'arbitre quand je revois les images. Après le penalty imaginaire contre Ajaccio, cela fait beaucoup. C'est l'arbitre qui nous a mis la pression en seconde mi-temps. A 2-1, on ne sait jamais s'il faut attaquer, défendre. Notre situation était ambiguë. Malgré cela, on aurait pu mettre un autre but sur des contres. L'arbitre nous gâché la deuxième mi-temps car on était capable de continuer dans le rythme de la première. Ce sont trois points importants. On méritait de les prendre contre Ajaccio. Les joueurs étaient déterminés à valoriser la victoire de Sochaux. Il fallait absolument battre Troyes. On est sur deux victoires consécutives, c'est bien pour l'équipe et le club. Mais des matchs difficiles nous attendent à commencer par celui de mercredi à Toulouse.»

Sabri Lamouchi:
«On attendait cette première victoire. J'ai la chance de marquer et la chance de voir que les choses se sont bien finies ce soir même si en seconde période on a plus vu Troyes. Notre victoire est méritée. On s'est procuré des occasions en première période. En seconde mi-temps, on n'a pas su les mettre au fond, on a douté. Troyes jouait plus haut et nous a plus mis sous pression. On a commencé à douter et ensuite il y a eu le penalty. On aurait dû tuer le match mais le plus important est que l'on a pris les trois points de la victoire. Cela fait du bien...»

Cédric Carrasso:
« Six points en deux matchs, c'est bien. Cela rattrape notre mauvais début de saison. On va bien récupérer avant Toulouse pour y faire un résultat. 2-1, ce n'est plus 2-0... Dans la tête, c'est difficile de rester serein après une erreur d'arbitrage. Inconsciemment, on recule car on craint une autre erreur. On a été moins productif. On aurait dû se mettre à l'abri plus vite. On a encore souffert sur la fin.»

Pape Diouf:
«Je suis soulagé mais j'ai aussi partagé l'inquiétude avec le public après un penalty, une nouvelle fois très litigieux, que l'on a sifflé contre nous. La victoire a, du coup, une saveur particulière. Je suis ravi d'avoir enregistré notre deuxième succès consécutif. Cela fait du bien au moral et sur le plan comptable. Cette première période est, dans le cadre du championnat, la plus aboutie. En seconde période, il y a eu une baisse de régime légitime suite au match de coupe Uefa disputé jeudi en Belgique. La première mi-temps est une sorte de référence.»

Mamadou Niang:
«On savait que l'on allait souffrir. On était moins bien en seconde période, mais l'essentiel ce sont les trois points. On a montré que l'on était bien, que l'on pouvait jouer en bloc, que l'on pouvait pousser Troyes dans ses 18 mètres. On a mis deux buts, on pensait avoir fait le plus dur mais avec le penalty, on s'est mis de la pression.»

Samir Nasri:
«On a souffert dans les dernières minutes. On a fait une très bonne entame de match en marquant deux buts. L'arbitre nous a fait mal en sifflant le penalty et ensuite Troyes a beaucoup poussé mais l'essentiel était fait. On a bien tenu le coup, on s'est procuré pas mal d'occasions, on aurait pu tuer le match mais on ne l'a pas fait.»

# Posté le lundi 24 octobre 2005 08:30

OM–Metz (3-1): LA VICTOIRE CERTES MAIS PAS LA SERENITE.

OM–Metz (3-1): LA VICTOIRE CERTES MAIS PAS LA SERENITE.
L'OM après une rechute à Toulouse n'avait pas le droit à l'erreur à domicile face au dernier du classement et a réussi à obtenir ce qu'il voulait : les trois points de la victoire ! Ribéry aura été une fois de plus l'homme du match en marquant une nouvelle fois mais également en créant le danger à tout bout de champ grâce à sa vivacité incroyable et sa technique impressionnante.

L'affaire a pourtant mal commencé pour les Olympiens qui évoluaient dans un schéma plus offensif, un 4-4-2 à plat avec deux milieux latéraux et deux attaquants de pointe. Cette configuration promettait une ambition de jeu et des perspectives de but.
Pourtant c'est le visiteur lorrain qui ouvre le score dès la 12è minute par l'intermédiaire du très percutant Renouard, un des rares joueurs messins à surnager en ce moment. Un coup franc est mal dégagé (ça devient une habitude...) par les Marseillais et le ballon arrive avec beaucoup de réussite sur Renouard à l'entrée de la surface. Le meneur de jeu des Lorrains arme une frappe puissante qui vient heurter la barre de Carrasso avant d'entrer dans la cage.
Les Olympiens ne sont pas découragés et repartent à l'assaut des cages de Wimbée.
Les actions se multiplient mais la maladresse des deux avants empêche une égalisation méritée jusqu'à la 26è minute. Un coup franc déposé par « M.Ribéry », nommé ainsi par le speaker, sur la tête de Fred Déhu permet à l'OM de revenir à la marque et rassurer un public légèrement inquiet.
Le match est équilibré et les Messins continuent de porter le danger sur la cage de Cédric Carrasso qui n'a pas grand-chose à faire avant de devoir sortir un coup franc très bien tiré par Proment et de préserver le score.
La mi-temps survient et les Phocéens essuient quelques sifflets en rentrant au vestiaire.

La reprise est marqué par le remplacement de Gimenez par Koke qui se positionne plus en ailier alors qu'Oruma se repositionne dans l'axe.
Le changement est immédiatement payant puisque Oruma s'infiltre dans la défense lorraine et décoche une frappe puissante que Wimbée repousse sur un Ribéry une nouvelle fois à l'affût qui ne se prive pas pour donner l'avantage aux siens à la 46è minute et faire exploser le stade de bonheur comme la semaine dernière.
Les Olympiens ne s'arrêtent pas là et essaient de porter l'estocade finale ; Koke se présente une première fois mais manque le coche et à la 68è c'est Niang bien lancé dans la profondeur par le jeune et très remuant espagnol qui vient tromper le goal messin pour la troisième fois.
La messe est dite et même si les visiteurs sortent un peu plus en fin de partie l'essentiel est assuré, les trois points de la victoire et des buts à la clef.

les réaction:
Jean Fernandez:
«C'est une victoire qui fait du bien d'autant que nous étions dans l'obligation de gagner. On a eu du mal à entrer dans le match et Metz a alors montré plus de détermination. Ca a commencé à devenir compliqué à 1-0 mais on a su rester en place avec suffisamment d'organisation et de concentration. Comme souvent dans le foot, la solution est venue d'un coup de pied arrêté. Avec plus de détermination en seconde période, on a logiquement pu l'emporter. Il est difficile d'obtenir des matchs de haut niveau quand on joue tous les trois jours. Il fallait gagner, ce que l'on a réussi. Il fallait rebondir, on l'a fait, la mission est remplie. C'est bon pour le moral».

Mamadou Niang:
«On se devait de réagir après notre prestation à Toulouse face à une équipe de Metz qui n'est jamais facile à jouer. Mon but a surtout fait du bien à l'équipe car il nous a permis de respirer avec deux buts d'avance et on a eu moins de pression. Sur un plan personnel, je suis heureux car ça faisait longtemps que je n'avais pas marqué. On a surtout réussi à se trouver en seconde période car Metz s'est un peu plus découvert avec notre deuxième but. On essaye de mettre un jeu en place mais des équipes comme Toulouse ou Metz nous attendent souvent dans leurs 18 mètres. Quand ils sortent un peu, c'est plus facile pour nous. Il y aura beaucoup de matchs difficiles comme celui-là dans la saison».

Franck Ribéry:
«On est sur trois victoires en quatre matchs de championnat mais la défaite à Toulouse nous avait énervés. On a gagné ce soir et on a même réussi à mettre trois buts. Je me donne à fond et je me sens bien dans ce club de Marseille avec tous ses supporters. Sabri (Lamouchi) m'a dit d'économiser un peu mes efforts mais je n'y arrive pas, il faut que je touche le maximum de ballons et que je provoque. Il y aura sûrement des moments difficiles mais pour l'instant je m'éclate. Quand le public scande mon nom et qu'il nous pousse, ça motive».

Koke:
«Ca faisait longtemps que je ne jouais pas, je suis content. Après la mi-temps, on est revenu avec l'envie de gagner le match. Mamadou (Niang) était malheureux, il a réussi à marquer et on en est tous content. Le coach m'a donné ma chance aujourd'hui, j'espère qu'il continuera pour les autres matchs. J'ai envie de gagner ma place mais je suis tranquille et je vais continuer à travailler».
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# Posté le lundi 24 octobre 2005 08:27

OM-ANVERS (4-1 tab.): QUELLE SOUFFRANCE !

OM-ANVERS (4-1 tab.): QUELLE SOUFFRANCE !
Quand on a su que le GBA serait l'adversaire de l'OM, on ne se doutait pas que la qualification serait aussi difficile à décrocher. Sans Ribéry, les marseillais n'ont pas réussi à faire une seule fois la différence. Inquiétant...

Le seul objectif avant la rencontre était de se qualifier. A la fin du match, on aurait donc pu être satisfait mais cela n'est encore une fois pas vraiment le cas. En effet, on attendait davantage de l'Olympique de Marseille ce soir. Les chiffres parlent d'eux-mêmes : en 210 minutes, les hommes de Jean Fernandez n'ont pas réussi à mettre le moindre petit but au seizième du championnat belge. C'est une blague ? Et non... malheureusement ! Alors, la faute à qui ?
D'abord, et sans vouloir trop l'accabler, le premier responsable est Mamadou Niang. Ce soir, il a eu trois occasions franches et même si le gardien d'Anvers joue bien le coup sur deux d'entre elles, l'ancien strasbourgeois n'aura vraiment pas fait preuve de réalisme, c'est le moins que l'on puisse dire.
Ensuite, d'autres joueurs de l'effectif olympiens sont très décevants. On pense notamment à ceux qui sont sortis à la mi-temps : Nakata et Mendoza, mais également à Habib Beye qui ne semble plus autant avoir envie de réussir à l'OM que par le passé. C'est sûr que son statut de remplaçant ne doit pas lui faire plaisir, mais quand il est sur le terrain, le sénégalais ne démontre pas qu'il mérite mieux.
Enfin, on attendait de voir comment l'OM allait jouer sans Franck Ribéry. On a maintenant un début de réponse assez clair. L'ancien messin transforme littéralement l'équipe phocéenne et sans lui, l'OM redevient une équipe moyenne. On va donc malheureusement ressortir un terme à la mode il y a deux saisons de cela mais pour un autre joueur, la Drogba-dépendance laissant place à la Ribéry-dépendance...
Bref, pour finir sur une note d'optimisme, on n'oubliera pas de citer les artisans de la qualification. Ainsi, puisque l'OM a dû aller jusqu'à l'épreuve infernale des tirs aux buts, on saluera tout d'abord l'arrêt important de Carrasso sur le troisième penalty belge. Mais on n'oubliera pas non plus de relever le sang froid de Gimenez, d'Andre Luis, de Taiwo et de l'enfant de Marseille, Samir Nasir. La jeunesse est aujourd'hui au pouvoir à l'OM et on se satisfera de ça pour l'instant...
La qualification en poche, les phocéens doivent maintenant avoir l'esprit tourner vers le derby de la Méditerranée. Nice-OM, c'est déjà pour dimanche et espérons que les 30 minutes de prolongation de ce soir ne seront pas trop pénalisantes...

les réaction:
Jean FERNANDEZ:
«On s'attendait à un match difficile mais on ne pensait pas que ce serait aussi difficile. On est tombé face à une bonne équipe du Beerschot, bien regroupée défensivement et qui évoluait avec un seul attaquant. On n'a pas bien joué pendant les 45 premières minutes en perdant beaucoup de ballons et en ne jouant pas assez sur les côtés. On a été un peu plus percutant en deuxième période, on s'est crée 4 ou 5 occasions mais on a manqué d'agressivité offensive et de réalisme. On avait préparé les penaltys cette semaine, j'avais pu voir les garçons qui avaient le maximum de concentration sur les tirs aux buts. Ils les ont tirés et ils les ont marqués. C'était un match compliqué mais le plus important était la qualification avec tout le mal que l'on s'était donné en Intertoto au détriment du championnat. Ca aurait été désolant de s'arrêter là. Ca va nous booster pour la suite du championnat».

Cédric CARRASSO:
«Ce sont les matchs les plus difficiles pour un gardien. Il n'y a pas beaucoup de ballons et on sait qu'au moindre ballon, il faut être décisif. On se dit souvent que l'équipe qui domine pendant le match perd aux penaltys et ça traînait un peu dans la tête. Il a fallu être concentré jusqu'au bout. C'est ce que j'ai dit à mes coéquipiers : le match est fini, maintenant il faut mettre tous les tirs aux buts et à un moment, j'en sortirai un. Ensuite, c'est de l'intox qui se joue sur une série, on essaie d'être plus fort psychologiquement que le tireur. C'est ce que j'ai essayé de faire ce soir. Ca s'est bien passé et j'en profite. C'est assez énorme d'être qualifié après tous ces matchs. Il y a eu des grands moments contre la Lazio ou la Corogne et des matchs moins jolis à voir comme ce soir mais on arrive à l'objectif que l'on s'était donné. Personnellement, c'était extraordinaire».

Lorik CANA:
«On ne retient que la qualification. On nous avait mis en garde en nous disant que ce ne serait pas un match facile et ça s'est vérifié sur le terrain. On est satisfait dans l'ensemble même si la manière n'a pas toujours été là. Mais si on réussit à passer à chaque fois comme ça, ça ne sera pas un problème pour moi. Ca ne nous a pas souri ce soir dans le jeu mais, par la suite, ça va venir. C'est quand même juste que l'on passe car même si on n'a pas été extraordinaire, on leur a quand même été supérieur. Ce n'est que justice qui est rendue».

Samir NASRI:
«On est soulagé mais ça a été difficile. On aurait du plus passer par les côtés mais nous sommes quand même arrivés à nous qualifier. On va pouvoir préparer tranquillement le match contre Nice dimanche. Sur mon penalty, j'avais peut être moins de pression que les autres car je savais qu'il y avait encore une chance après moi. Ca s'est bien passé et on est tous très content».

# Posté le lundi 24 octobre 2005 08:22

NICE-OM (0-1): LA BELLE AFFAIRE !

NICE-OM (0-1): LA BELLE AFFAIRE !
L'OM est revenu vainqueur du derby de la Méditérannée (1-0). Comme à Sochaux, l'équipe arrête ainsi une mauvaise série sans victoire depuis des années et s'invite pour la première fois dans la première partie de tableau.

Après le match, c'est un sentiment de déjà vu qui est venu dans tous les esprits olympien. Coup franc lointain et puissant de Taiwo repoussé par le gardien et repris par l'inarretable Ribéry. Ce qui rapporte ainsi 3 points et fait avancer l'OM plus qu'à 2 points de Saint-Etienne aujourd'hui troisième, place significative de tour préliminaire de la Ligue des Champions.
Marseille aura été solide défensivement, avec une nouvelle fois, un Cédric Carasso exceptionnelle qui a par plusieurs fois sorti des parades somptueuses et pleines de sang-froid. Comment ne peut-on pas demander sa titularisation pour OM-PSG ?
Revenons en aussi à Franc Ribery. Nous l'avons souligné lors de notre article d'avant match, l'international espoirs est en très grande forme et quand il est sur le terrain, Marseille se sent largement mieux. Aujourd'hui, il est encore là pour marquer ce but synonyme de victoire et a ainsi pu faire taire des supporters niçois à cerveau d'âne qui n'ont pas cesser de lui porter des insultes pour ses marques sur son visage. Bravo !
Et que dire du coup concocté par Jean Fernandez qui a reconduit un 5-3-2 avec un Cana au poste de stoppeur au côté de César et André Luis. Intelligemment, il a donné de la grandeur à la défense pour contrer les balles aériennes qui étaient destinées au grand Bagayoko.
Il est évident que ce match n'aura pas été beau dans le jeu mais l'on n'en demandait pas plus. La victoire est là et tactiquement, Marseille aura été présent.
Maintenant, les matchs internationaux vont permettre de préparer le grand match face au PSG dans de bonnes conditions. En attendant, nous suivrons avec attention le tirage au sort demain des poules de la Coupe UEFA où bien entendu Marseille est présent.

les réaction:

Jean Fernandez:
Ce soir tout le monde est heureux. On était venu pour gagner, mais on savait que ça n'allait pas être simple. On avait bien récupéré de la coupe d'Europe et on a su être solides dans les périodes difficiles du match. C'est ce qui nous a permis de tenir. Même si nous n'avons pas eu une qualité de jeu suffisante pour avoir beaucoup d'occasions de but, nous en avons eu quand même quelques unes. Après, on connaît la qualité de frappe de Taiwo sur coup-franc. Il y a toujours la possibilité de marquer. Ca ne s'est pas joué sur grand chose. Nice avait aussi la volonté de s'imposer. Ils ont été agressifs sur le porteur du ballon, mais nous avons fait un match sérieux. Même s'il y a encore beaucoup de choses à travailler, on a été solidaire ce soir. Je tire un grand coup de chapeau à mes joueurs. On vient de traverser une période difficile, avec beaucoup de matches. Et elle se termine par une victoire ici à Nice. Croyez-moi, pour avoir été joueur, je sais bien que ce n'est jamais facile d'être sous pression comme nous l'avons été après notre début de saison. Je crois qu'on l'a bien géré sur le plan psychologique et voilà trois points qui nous font du bien pour la suite du championnat.

Pape Diouf:
Je suis satisfait. Sur les cinq dernières journées, nous sommes leaders en ayant remporté quatre rencontres. C'est déjà une satisfaction. Ce n'était pas évident de venir chercher les trois points à Nice. On restait sur une image plus ou moins contrastée après la qualification en Uefa. La victoire est salutaire et elle met du baume au c½ur. Elle peut donner au groupe de l'assurance et da la confiance.
Une fois de plus les consignes ont été respectées. Tout le monde s'est retroussé les manches, et a joué pour le collectif. Quand tout le monde se sent concerné, même ceux qui ne jouent pas, généralement le résultat suit. Un groupe existe aujourd'hui. C'est la victoire de ce groupe élargi à 20 joueurs pour ce déplacement. C'est le principal enseignement aujourd'hui.

Cédric Carrasso:
Tout le monde a fait son match. J'ai eu des ballons difficiles à des moments clefs pour Nice. J'ai pu les sortir. Toute l'équipe a réalisé un match d'hommes, un match sérieux défensivement.
Dans l'avenir, il faudra être solide en défense, c'est ce que demande le coach. On sait que l'on peut marquer à tout moment, on n'a pas eu 50 occasions, on n'en a eu que deux et cela fait plaisir de repartir d'ici avec les trois points.


José Anigo:
C'est une belle semaine. Mais nous avons aujourd'hui été nettement mieux que jeudi, plus conquérants, agressifs et lucides. Les trois points sont importants. On vient quand même d'aligner quatre victoires sur les cinq derniers matches. Beaucoup de gens ne l'ont pas intégré. C'est vrai que nous ne sommes pas encore brillantissimes dans le jeu, mais ça se construit, petit à petit. Des éléments trouvent des repères. Je crois aussi que le fait de partir ensemble trois jours, de suite après Beerschot, nous a fait beaucoup de bien. On a pu se dire les choses qu'on avait à se dire. La charnière a bien fonctionné. Il y a de la taille. Cesar, s'il est égal à sa valeur, c'est un très bon joueur. Andre Luis découvre ce championnat, mais il s'en est encore bien sorti ce soir face à Bagayoko qui est un client. Cana, aussi, a été très bon derrière. Etc... C'est tout un groupe qui a gagné. Cela montre que l'on a des solutions. On fait tourner, et ça se passe bien. La semaine est maintenant bouclée. On a quinze jours pour bien travailler tactiquement et faire souffler nos joueurs car après il y a une très grosse série qui arrive.

Franck Ribéry:
Je suis très content, cela fait du bien de marquer. C'est bien pour l'équipe, les supporters qui sont venus ce soir à Nice. On savait que cela allait être difficile, on a fait ce qu'il fallait défensivement. Cédric (Carrasso) a fait un très bon match, il a été décisif surtout en première période. Sur l'ensemble, la victoire est méritée. C'était difficile pour les deux équipes mais on a fait la différence sur un coup de pied arrêté. C'est la troisième fois que je marque sur un coup de franc de Taiwo. Le gardien ne peut pas bloquer la balle, j'ai de la chance, elle revient dans mes pieds et je marque. Je suis très content d'être à Marseille, je me sens bien dans cette équipe. Tout le monde m'aime bien et je veux continuer à travailler et à donner du plaisir sur le terrain.

Lorik Cana:
Mon poste était inhabituel avec l'OM mais pas en sélection. J'essaie de rendre service à l'équipe. L'important c'est de réussir à gagner avec un certain état d'esprit. Entre Taiwo qui ne parle qu'anglais, Cesar qui parle un peu et Andre Luis qui parle portugais, je sers d'interprète. Mais il ne faut que quelques mots pour se comprendre. Je préfère jouer au milieu mais si le coach veut me faire jouer derrière toute la saison et que l'on gagne, ça me va aussi. Ce n'est pas un problème.
Nice est une équipe rapide, qui ne refuse pas les contacts et qui joue en déviation. On a su être solide en ne concédant que deux occasions. Il faut apprendre à gagner de cette manière et on va ainsi se forger un état d'esprit.

# Posté le lundi 24 octobre 2005 08:20

Modifié le jeudi 14 juin 2007 08:02

OM-PSG (1-0): MERCI !!! ALLEZ L'OM

OM-PSG (1-0): MERCI !!! ALLEZ L'OM
Une tête de Cana sur un corner de Nasri a offert à l'OM sa première victoire contre son rival parisien depuis 2002. Un succès libérateur, qui propulse les Olympiens à trois petits points de la deuxième place.

La recette avait été perdu depuis un bail, trop longtemps. Les supporters avaient organisé un joli plateau pour leurs joueurs afin de mettre tous les ingrédients dans la marmite Vélodrome. Venus en masse, proposant un spectacle digne des meilleures préparations européennes, afin de recevoir la Capitale en conformité avec son rang. Les neuf matches sans victoire, l'abus de confiance et l'excès de supériorité ont permis à l'effectif olympien de faire le reste ...
Harcelant sans cesse le porteur du ballon, présent dans les duels, cette trêve internationale a enrobé le jeu marseillais et en bon chef cuistot, Ribéry a tenu son rôle de maître saucier. Ses collègues n'avaient plus qu'à suivre son aura et sa connaissance du dribbles chaloupé. Lamouchi :"Un gros OM", "Chacun a fait son boulot" a permis par son expérience, de former avec Oruma un milieu béton, annihilant toutes offensives parisiennes. Le travail fournit depuis le début de saison commence à payer. Une équipe se met en place avec du temps et de la sérénité, l'organisation de Jean Fernandez a baladé les Dhorasoo, Kalou, Rothen complètement transparents durant les 90 minutes. Faut avouer également, que le retour du divin chauve, après l'intérim du prochain gardien de l'OM (Carrasso) nous rappela que le rugby fut son premier sport !
En jouant haut, l'OM s'est créé des occasions malheureusement encore stériles mais pesantes pour la défense parisienne qui avait comme seule solution d'accrocher les maillots et d'effectuer des tacles irréguliers non sanctionnés par l'arbitre. Elle finit par craquer, sur un énième coup de pied arrêté (Nasri), sur la tête de Cana. Le but de l'EX a encore frappé !. Cana a encensé le Vélodrome au même titre que l'ensemble du groupe phocéen ...
Nombreux observateurs ne donnaient pas l'OM vainqueur de ce classico mais ceux ci oubliaient trop vite que ce nouvel OM avait des capacités à se transcender lors des matches couperets. L'OM a renvoyé le leitmotiv parisien aux calanques grecques et Anigo a su se faire entendre en voulant Rendre la fierté aux marseillais. Les acteurs provençaux s'offrent ainsi une cinquième victoire sur six matches de Ligue 1 et dédient cette journée en Victoire DES Marseillais ...

les réaction:

Jean Fernandez:
On a joué contre une bonne équipe de Paris bien organisée défensivement mais au vu de la physionomie du match, nous méritons cette victoire. Je veux dire un grand bravo à mes joueurs qui ont fait ce qu'il fallait dans la récupération. Ils ont défendu en avançant avec beaucoup de possibilités offensives. Le but à tarder à venir mais ils ont gardé la concentration. Ca s'est finalement joué à un détail, un coup de pied arrêté au premier poteau, ce que l'on avait beaucoup travaillé cette semaine à l'entraînement. Je ressens de la fierté d'être l'entraîneur de cette équipe qui a battu Paris et je suis très content de la manière. Nous étions derniers au bout de cinq journées et tout le monde nous voyait enterrés. Nous voilà à trois points du deuxième car nous avons toujours continué à travailler. Je suis content pour les joueurs, les dirigeants et surtout pour les supporters.

Pape Diouf:
Ce succès met fin à une série dont il était difficile de se contenter quand on est marseillais. L'équipe a gagné avec le c½ur et avec du talent. Nous ne sommes pas champions de France avec cette victoire, loin de là mais notre marche depuis 6 matchs ressemble à celles qui mènent vers les sommets. Nous gardons pourtant la tête froide car il y en aura d'autres. Fabien Barthez a démontré qu'il était toujours le grand gardien que l'on connaissait avec un arrêt déterminant à un tournant du match. Il ne faut pas oublier Carrasso et son bon début de saison, je me réjouis d'avoir à l'OM deux des trois ou quatre meilleurs gardiens de France.

Franck Ribéry:
Cela faisait neuf matchs que l'OM n'avait pas gagné contre Paris et on voulait tous faire quelque chose, joueurs, coach et dirigeants pour notre public. On a fait ce qu'il fallait en se procurant de nombreuses occasions, on les a bien pressés et on a développé du beau jeu. On est bien rentré dans le match en jouant haut et en étant présent derrière. Je suis très content de ces trois points. Mes coéquipiers m'ont dit que, ce soir, c'était encore plus chaud que pour les autres OM-PSG. On est sur une bonne série de cinq victoires en six matchs et on va vite se reconcentrer pour le match de jeudi à Moscou.

Sabri Lamouchi:
On a réalisé un bon match même s'il y a eu deux, trois grosses occasions pour Paris en première période. Fabien Barthez a en tout cas montré que ces 6 mois de suspension ne pouvait pas faire oublier le grand gardien qu'il est. On a été beaucoup plus présent en deuxième mi-temps. On a été bon dans les duels et on s'est crée pas mal d'occasions. La victoire ne peut pas être contestée. Plus que la fin d'une série, c'est surtout une bonne affaire au plan comptable car on revient à trois points du second. Rien n'est encore fait mais il y a un groupe qui se construit, qui prend du plaisir à être ensemble qui connaît ses faiblesses et qui a envie de progresser collectivement. On est parti pour trois grosses semaines et il va falloir gérer ces matchs à répétition.

# Posté le lundi 24 octobre 2005 08:17

Modifié le jeudi 14 juin 2007 08:01