L'OM a remporté dimanche sa deuxième victoire en championnat de la semaine, et surtout sa première à domicile de la saison, grâce à des buts de Ribéry et Lamouchi.
Septembre réussit mieux qu'août aux Olympiens. Deux matches en une semaine, deux victoires de rang. Et voilà l'OM qui remonte, qui remonte. Doucement mais sûrement. La 20e place est maintenant loin. Au contraire de la première moitié de classement qui n'est plus distante que de deux points. Les Phocéens ne devraient plus trop tarder à y figurer s'ils rééditent régulièrement des premières périodes comme celles qu'ils ont accomplie contre Troyes.
Leur entame aurait même pu avoir le label de la perfection, si le but de Christian Gimenez inscrit dès la première minute n'avait été invalidé pour hors-jeu. La frustration appartient au passé à la 22e minute quand Ribéry hérita d'un coup-franc puissant de Taiwo ralenti par le mur et prolongé par Niang. Le milieu de terrain eut alors les bons gestes et le sang froid pour effacer le portier et marquer.
Le but accrédita la domination sans partage de l'OM. Mieux, il l'encouragea à poursuivre dans cette voie. L'équipe phocéenne montra dès lors un visage rayonnant. Avec du mouvement, des enchaînements, et même une « papinade » de Lamouchi ! On jouait la 35e minute et Taiwo adressa une de ses transversales longues et précises dont il a le secret. Qui était à la réception ? Gimenez ? Niang ? Non ! Lamouchi. Et à position d'attaquant, geste d'attaquant : une splendide reprise de volée du droit qui alla se ficher dans la lucarne de Le Crom. Un chef d'½uvre d'équilibre et de précision. Le break était fait.
Malheureusement, à l'image du mauvais temps qui allait bientôt venir gâter le terrain et les conditions de jeu, la suite de la rencontre fut moins ensoleillée pour les Marseillais. Même s'ils débutèrent avec moins de punch la deuxième mi-temps (leur seul tort), ils subirent surtout l'imprévisible retour dans le match de Troyes, à la faveur d'un penalty litigieux. Un peu comme Ferreira contre Ajaccio, la faute de Taiwo ne sautait qu'aux yeux de l'arbitre. Ce qui suffisait malheureusement au bonheur troyen, et à celui de Grax qui transformait (55e).
De cette réduction du score naquît une certaine fébrilité dans les rangs olympiens. On sentit les Phocéens mal à l'aise face à la fougue naissante chez leurs adversaires. Cette crainte, un peu trop affichée, de l'égalisation s'est évanouie dans le dernier quart d'heure quand ils reprirent leur destin en main. La rentrée de Samir Nasri (comme jeudi dernier en Belgique) contribuait grandement à cette dynamique. Et si l'OM n'inscrivait pas un troisième but, malgré deux belles situations pour Gimenez et Nasri, il vivait avec beaucoup plus de sérénité les derniers instants jusqu'au coup de sifflet final.
les réaction:
Jean Fernandez:
«On a fait une très bonne première mi-temps, on a fait une bonne entrée dans le match. On s'est procuré beaucoup d'occasions et on en a marqué deux. On a fait le plus difficile avant la pause. En seconde période, on a géré le résultat en essayant de mettre le troisième but. Malheureusement, il y a une décision catastrophique de l'arbitre quand je revois les images. Après le penalty imaginaire contre Ajaccio, cela fait beaucoup. C'est l'arbitre qui nous a mis la pression en seconde mi-temps. A 2-1, on ne sait jamais s'il faut attaquer, défendre. Notre situation était ambiguë. Malgré cela, on aurait pu mettre un autre but sur des contres. L'arbitre nous gâché la deuxième mi-temps car on était capable de continuer dans le rythme de la première. Ce sont trois points importants. On méritait de les prendre contre Ajaccio. Les joueurs étaient déterminés à valoriser la victoire de Sochaux. Il fallait absolument battre Troyes. On est sur deux victoires consécutives, c'est bien pour l'équipe et le club. Mais des matchs difficiles nous attendent à commencer par celui de mercredi à Toulouse.»
Sabri Lamouchi:
«On attendait cette première victoire. J'ai la chance de marquer et la chance de voir que les choses se sont bien finies ce soir même si en seconde période on a plus vu Troyes. Notre victoire est méritée. On s'est procuré des occasions en première période. En seconde mi-temps, on n'a pas su les mettre au fond, on a douté. Troyes jouait plus haut et nous a plus mis sous pression. On a commencé à douter et ensuite il y a eu le penalty. On aurait dû tuer le match mais le plus important est que l'on a pris les trois points de la victoire. Cela fait du bien...»
Cédric Carrasso:
« Six points en deux matchs, c'est bien. Cela rattrape notre mauvais début de saison. On va bien récupérer avant Toulouse pour y faire un résultat. 2-1, ce n'est plus 2-0... Dans la tête, c'est difficile de rester serein après une erreur d'arbitrage. Inconsciemment, on recule car on craint une autre erreur. On a été moins productif. On aurait dû se mettre à l'abri plus vite. On a encore souffert sur la fin.»
Pape Diouf:
«Je suis soulagé mais j'ai aussi partagé l'inquiétude avec le public après un penalty, une nouvelle fois très litigieux, que l'on a sifflé contre nous. La victoire a, du coup, une saveur particulière. Je suis ravi d'avoir enregistré notre deuxième succès consécutif. Cela fait du bien au moral et sur le plan comptable. Cette première période est, dans le cadre du championnat, la plus aboutie. En seconde période, il y a eu une baisse de régime légitime suite au match de coupe Uefa disputé jeudi en Belgique. La première mi-temps est une sorte de référence.»
Mamadou Niang:
«On savait que l'on allait souffrir. On était moins bien en seconde période, mais l'essentiel ce sont les trois points. On a montré que l'on était bien, que l'on pouvait jouer en bloc, que l'on pouvait pousser Troyes dans ses 18 mètres. On a mis deux buts, on pensait avoir fait le plus dur mais avec le penalty, on s'est mis de la pression.»
Samir Nasri:
«On a souffert dans les dernières minutes. On a fait une très bonne entame de match en marquant deux buts. L'arbitre nous a fait mal en sifflant le penalty et ensuite Troyes a beaucoup poussé mais l'essentiel était fait. On a bien tenu le coup, on s'est procuré pas mal d'occasions, on aurait pu tuer le match mais on ne l'a pas fait.»
Septembre réussit mieux qu'août aux Olympiens. Deux matches en une semaine, deux victoires de rang. Et voilà l'OM qui remonte, qui remonte. Doucement mais sûrement. La 20e place est maintenant loin. Au contraire de la première moitié de classement qui n'est plus distante que de deux points. Les Phocéens ne devraient plus trop tarder à y figurer s'ils rééditent régulièrement des premières périodes comme celles qu'ils ont accomplie contre Troyes.
Leur entame aurait même pu avoir le label de la perfection, si le but de Christian Gimenez inscrit dès la première minute n'avait été invalidé pour hors-jeu. La frustration appartient au passé à la 22e minute quand Ribéry hérita d'un coup-franc puissant de Taiwo ralenti par le mur et prolongé par Niang. Le milieu de terrain eut alors les bons gestes et le sang froid pour effacer le portier et marquer.
Le but accrédita la domination sans partage de l'OM. Mieux, il l'encouragea à poursuivre dans cette voie. L'équipe phocéenne montra dès lors un visage rayonnant. Avec du mouvement, des enchaînements, et même une « papinade » de Lamouchi ! On jouait la 35e minute et Taiwo adressa une de ses transversales longues et précises dont il a le secret. Qui était à la réception ? Gimenez ? Niang ? Non ! Lamouchi. Et à position d'attaquant, geste d'attaquant : une splendide reprise de volée du droit qui alla se ficher dans la lucarne de Le Crom. Un chef d'½uvre d'équilibre et de précision. Le break était fait.
Malheureusement, à l'image du mauvais temps qui allait bientôt venir gâter le terrain et les conditions de jeu, la suite de la rencontre fut moins ensoleillée pour les Marseillais. Même s'ils débutèrent avec moins de punch la deuxième mi-temps (leur seul tort), ils subirent surtout l'imprévisible retour dans le match de Troyes, à la faveur d'un penalty litigieux. Un peu comme Ferreira contre Ajaccio, la faute de Taiwo ne sautait qu'aux yeux de l'arbitre. Ce qui suffisait malheureusement au bonheur troyen, et à celui de Grax qui transformait (55e).
De cette réduction du score naquît une certaine fébrilité dans les rangs olympiens. On sentit les Phocéens mal à l'aise face à la fougue naissante chez leurs adversaires. Cette crainte, un peu trop affichée, de l'égalisation s'est évanouie dans le dernier quart d'heure quand ils reprirent leur destin en main. La rentrée de Samir Nasri (comme jeudi dernier en Belgique) contribuait grandement à cette dynamique. Et si l'OM n'inscrivait pas un troisième but, malgré deux belles situations pour Gimenez et Nasri, il vivait avec beaucoup plus de sérénité les derniers instants jusqu'au coup de sifflet final.
les réaction:
Jean Fernandez:
«On a fait une très bonne première mi-temps, on a fait une bonne entrée dans le match. On s'est procuré beaucoup d'occasions et on en a marqué deux. On a fait le plus difficile avant la pause. En seconde période, on a géré le résultat en essayant de mettre le troisième but. Malheureusement, il y a une décision catastrophique de l'arbitre quand je revois les images. Après le penalty imaginaire contre Ajaccio, cela fait beaucoup. C'est l'arbitre qui nous a mis la pression en seconde mi-temps. A 2-1, on ne sait jamais s'il faut attaquer, défendre. Notre situation était ambiguë. Malgré cela, on aurait pu mettre un autre but sur des contres. L'arbitre nous gâché la deuxième mi-temps car on était capable de continuer dans le rythme de la première. Ce sont trois points importants. On méritait de les prendre contre Ajaccio. Les joueurs étaient déterminés à valoriser la victoire de Sochaux. Il fallait absolument battre Troyes. On est sur deux victoires consécutives, c'est bien pour l'équipe et le club. Mais des matchs difficiles nous attendent à commencer par celui de mercredi à Toulouse.»
Sabri Lamouchi:
«On attendait cette première victoire. J'ai la chance de marquer et la chance de voir que les choses se sont bien finies ce soir même si en seconde période on a plus vu Troyes. Notre victoire est méritée. On s'est procuré des occasions en première période. En seconde mi-temps, on n'a pas su les mettre au fond, on a douté. Troyes jouait plus haut et nous a plus mis sous pression. On a commencé à douter et ensuite il y a eu le penalty. On aurait dû tuer le match mais le plus important est que l'on a pris les trois points de la victoire. Cela fait du bien...»
Cédric Carrasso:
« Six points en deux matchs, c'est bien. Cela rattrape notre mauvais début de saison. On va bien récupérer avant Toulouse pour y faire un résultat. 2-1, ce n'est plus 2-0... Dans la tête, c'est difficile de rester serein après une erreur d'arbitrage. Inconsciemment, on recule car on craint une autre erreur. On a été moins productif. On aurait dû se mettre à l'abri plus vite. On a encore souffert sur la fin.»
Pape Diouf:
«Je suis soulagé mais j'ai aussi partagé l'inquiétude avec le public après un penalty, une nouvelle fois très litigieux, que l'on a sifflé contre nous. La victoire a, du coup, une saveur particulière. Je suis ravi d'avoir enregistré notre deuxième succès consécutif. Cela fait du bien au moral et sur le plan comptable. Cette première période est, dans le cadre du championnat, la plus aboutie. En seconde période, il y a eu une baisse de régime légitime suite au match de coupe Uefa disputé jeudi en Belgique. La première mi-temps est une sorte de référence.»
Mamadou Niang:
«On savait que l'on allait souffrir. On était moins bien en seconde période, mais l'essentiel ce sont les trois points. On a montré que l'on était bien, que l'on pouvait jouer en bloc, que l'on pouvait pousser Troyes dans ses 18 mètres. On a mis deux buts, on pensait avoir fait le plus dur mais avec le penalty, on s'est mis de la pression.»
Samir Nasri:
«On a souffert dans les dernières minutes. On a fait une très bonne entame de match en marquant deux buts. L'arbitre nous a fait mal en sifflant le penalty et ensuite Troyes a beaucoup poussé mais l'essentiel était fait. On a bien tenu le coup, on s'est procuré pas mal d'occasions, on aurait pu tuer le match mais on ne l'a pas fait.»


